Présentation de l'entreprise
 

S’inspirant de la fourmi du désert réputée pour être une extraordinaire navigatrice solitaire, des chercheurs du CNRS et d’Aix-Marseille Université, à l‘Institut des sciences du mouvement – Étienne Jules Marey (ISM), ont conçu le premier robot à pattes capable de se déplacer sans GPS : AntBot peut ainsi explorer son environnement de manière aléatoire et rentrer à la maison automatiquement, sans GPS, ni cartographie.

Son secret : une boussole céleste sensible à la lumière polarisée du ciel. Ces travaux, publiés le 13 février 2019 dans Science Robotics, permettent d’imaginer de nouvelles stratégies de navigation pour le véhicule autonome et la robotique de demain.

Notre œil est insensible à la lumière polarisée et au rayonnement ultraviolet, mais ce n’est pas le cas des fourmis du désert Cataglyphis qui s’en servent pour se repérer dans l’espace.
Son extraordinaire talent de navigatrice repose sur deux informations : le cap mesuré grâce à une sorte de « boussole solaire », qui lui permet de s’orienter en utilisant la lumière polarisée du ciel, et la distance parcourue, mesurée en comptant simplement ses pas et en intégrant la vitesse de défilement par rapport au sol mesurée optiquement par son œil.

AntBot, le tout nouveau robot conçu par des chercheurs CNRS et Aix-Marseille Université (AMU) à l’ISM, reproduit les exceptionnelles capacités de navigation de la fourmi du désert. Il est ainsi équipé d’un compas optique permettant de déterminer son cap grâce à la lumière polarisée, et d’un capteur de défilement optique dirigé vers le sol pour mesurer sa distance parcourue, avec une précision atteignant 1 cm après avoir parcouru une distance totale de 14 mètres.
Pesant seulement 2,3 kg, ce robot est doté de six pattes ce qui lui assure une mobilité accrue, lui permettant de se mouvoir dans des environnements complexes, précisément là où le déploiement de robots à roues et de drones peut s’avérer compliqué (zones sinistrées, terrains accidentés, exploration de sols extra-terrestres, etc.).
Le compas optique1 développé par les scientifiques est sensible aux rayons ultraviolets polarisés du ciel. Grâce à cette « boussole céleste », AntBot mesure son cap avec une précision de 0,4° par temps clair ou nuageux.
Avant de potentielles applications en robotique aérienne ou dans l’industrie automobile par exemple, reste désormais à franchir de nouvelles étapes, comme celle de faire fonctionner ce robot de nuit ou sur une distance plus longue.

Ces travaux ont notamment bénéficié du soutien de la Direction générale de l’armement, du CNRS, d’AMU, de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de l’ANR dans le cadre du projet Equipex/Robotex.

Site internet

Send this to a friend