Talents du numérique publie sa note de synthèse sur les compétences et formations en cybersécurité

La révolution numérique que nous vivons dépasse largement le cadre purement technologique. Elle bouscule les équilibres économiques et transforme les usages à une vitesse jamais atteinte jusque-là. Elle touche tout autant les clients des entreprises numériques dans leurs activités, leurs chaînes de valeur et leurs organisations, que les individus dans leur vie quotidienne et la société en général, dans ses règles et ses équilibres. Il s’ensuit pour les utilisateurs – individuels ou collectifs, publics ou privés – des risques potentiels engendrés par l’exploitation extensive des données et par la virtualisation des échanges et des processus qui renforcent le besoin de cybersécurité.

Produite en collaboration avec l’ANSSI, l’agence nationale de sécurité des systèmes d’information, la dernière note des experts Compétences de Talents du Numérique, vient d’être publiée (janvier 2019). Elle fait le point sur les métiers et formations les plus demandés dans ce secteur. Près de 20 métiers y sont recensés et décrits, du responsable de la sécurité des systèmes d’information au développeur sécurité en passant par le responsable de crise cyber. Ils se répartissent dans les grands domaines d’intervention de la cybersécurité : pilotage, organisation et gestion des risques ; management des projets et cycle de vie ; opération et maintien en condition opérationnelle ; support et gestion des incidents ; conseil, audit et expertise, dernier secteur où l’on retrouve aussi bien le métier techniquement très pointu de cryptologue que celui de juriste spécialisé en cybersécurité. L’étude détaille chacune de ces fonctions et la manière dont elle s’inscrit dans les relations avec les autres acteurs : services, collaborateurs, partenaires ou clients de l’entreprise.

Un secteur qui peine à recruter

Tandis que les objets connectés à sécuriser se multiplient dans nos foyers, dans notre environnement professionnel, et au sein des villes connectées, le recrutement est l’une des premières difficultés soulignées par les entreprises. S’il faut former les spécialistes, sur toute la vie des produits concernés, encourager les systèmes de labels qui structurent et valorisent l’enseignement, il convient aussi de sensibiliser le grand public et de promouvoir largement un secteur qui souffre encore d’un déficit d’attractivité.

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